Une étape décisive pour la souveraineté européenne en matière de batteries : visite ministérielle à la Gigafactory d'ACC
ACC a récemment accueilli Sébastien Martin, ministre délégué à l'Industrie, et Cecilie T. Myrseth, ministre norvégienne du Commerce et de l'Industrie, pour une visite historique de sa Gigafactory — un moment qui a souligné l'importance stratégique de la fabrication européenne de batteries à l'heure d'une profonde transformation industrielle.
Une visite porteuse d'un signal politique fort
Le choix de notre Gigafactory comme cadre de cette rencontre franco-norvégienne de haut vol n’était en rien le fruit du hasard. En invitant son homologue norvégienne dans notre site de production, le ministre Martin a envoyé un message clair : ACC est au cœur des ambitions de réindustrialisation de la France et de la volonté collective de l’Europe de passer à une mobilité décarbonée.
La Norvège constitue une référence incontournable à cet égard. Avec des véhicules électriques représentant désormais plus de 95 % des ventes de voitures neuves, le pays incarne ce à quoi ressemble une transition réussie vers la mobilité électrique à grande échelle. Cette visite était l’occasion idéale d’échanger sur les fondements industriels et politiques qui rendent une telle transformation possible, et sur la manière dont la France entend construire la sienne.
Les deux ministres ont visité les chaînes de production d’ACC avant de signer deux accords de partenariat bilatéraux entre la France et la Norvège, portant sur l’industrie verte et les métaux critiques. Un cadre tout à fait approprié pour des engagements qui façonneront les chaînes d’approvisionnement de demain.

Lancement de France Batterie
Cette visite a également servi de rampe de lancement officielle pour France Batterie, une initiative nationale qui marque une étape importante dans la structuration de l’industrie française des batteries.
France Batterie rassemble l’ensemble des acteurs industriels et universitaires français tout au long de la chaîne de valeur, de l’extraction des matières premières et de la fabrication des composants, en passant par la production de cellules et l’assemblage des batteries, jusqu’au recyclage et à la seconde vie. Opérant sous l’égide du groupement d’entreprises Nouveaux Systèmes Énergétiques et en étroite collaboration avec l’État français, elle s’exprime désormais d’une seule voix coordonnée au nom du secteur.
Les engagements sont concrets. D’ici 2030, les membres de France Batterie et l’État se sont engagés à déployer une capacité suffisante de gigafactories pour atteindre 100 à 120 GWh de production nationale annuelle, à développer des infrastructures locales de recyclage pour les déchets de fabrication et les batteries en fin de vie, et à soutenir l’émergence de projets en amont dans l’extraction et le traitement des matériaux critiques. Un écosystème durable pour la réparation et la seconde vie des batteries fait également partie du programme.
L'État français s'est déjà engagé à hauteur de plus de 3 milliards d'euros depuis 2019, via les programmes IPCEI et France 2030, pour soutenir cette stratégie — couvrant l'ensemble de la chaîne, de l'extraction minière au recyclage, avec pour objectifs principaux la réindustrialisation, la souveraineté et la décarbonisation.
A Critical Moment for European Industrial Policy
Le lancement de France Batterie intervient à un moment charnière pour le secteur européen des batteries. Deux initiatives récentes de l'UE en définissent le contexte.
L'Industrial Accelerator Act, présenté en mars 2026, introduit des critères de contenu européen pour les batteries destinées aux applications automobiles et de stockage stationnaire — critères qui conditionneront l’accès aux marchés publics et aux aides d’État. Pour les fabricants produisant en Europe, cela représente un levier concurrentiel significatif.
Le Battery Booster Facility, en cours de mise en place, apportera un soutien financier ciblé aux gigafactories européennes pendant leur phase de montée en puissance — la période la plus exigeante tant d’un point de vue industriel que financier. Ce mécanisme est conçu pour compléter les instruments existants axés sur l’innovation, tels qu’Horizon Europe et le Fonds pour l’innovation.
Ensemble, ces initiatives reflètent une politique industrielle européenne de plus en plus disposée à agir de manière décisive pour soutenir les secteurs stratégiques.

ACC at the Centre of This Ecosystem
ACC est précisément le type d'acteur que cet écosystème a été pensé pour soutenir. Avec la première Gigafactory de France et d’Europe, nous produisons les cellules qui alimentent la nouvelle génération de véhicules électriques — et nous le faisons à un moment où les arguments en faveur d'une production de batteries d'origine européenne n'ont jamais été aussi convaincants.
La concurrence mondiale est intense. La mise en place d’un cadre national structuré et soutenu par l’État, capable de coordonner les investissements, de façonner la réglementation et de faire entendre la voix du secteur à Bruxelles, est une nécessité stratégique.
France Batterie donne un nom et un mandat à ce cadre. Cette visite ministérielle a marqué son lancement visible et symbolique. Et ACC est fière d’avoir été le décor de ces deux événements.
Echange entre Sébastien Martin et Matthieu Hubert, Sécrétaire Hénéral d'ACC.