La nouvelle feuille de route RSE d'ACC
ACC vient de mettre à jour son approche RSE et de définir sa feuille de route pour les trois prochaines années. Une évolution importante, qui s’inscrit dans un contexte industriel et stratégique en pleine transformation.
A l’occasion de la Journée de la Terre, pour comprendre ce qui change — et pourquoi — nous avons posé quelques questions à Jean Mouro, SVP Strategy, Partnership & CSR.
“Le marché évolue, notre entreprise aussi : nous ajustons la trajectoire vers notre ambition RSE.”
Pourquoi avoir décidé de revoir l’approche RSE d’ACC ?
«Depuis la création d’ACC en 2020, les conditions du marché ont évolué et notre offre produit s’est structuré. Nous apprenons aussi beaucoup du ramp-up de BBD1 et des exigences associées à l’exploitation de nos sites industriels », explique Jean Mouro. « Dans ce contexte, nous voulions nous assurer que la RSE reste au cœur de la stratégie d’ACC, en cohérence avec notre ambition et notre mission. Revisiter notre approche RSE, construite initialement en septembre 2021 avec ses 4 piliers que les collaborateurs connaissent bien, nous a semblé une évidence. »
Cette mise à jour s’appuie également sur les enseignements de l’analyse de double matérialité¹, les attentes de nos clients et partenaires, et notre volonté d’articuler compétitivité et responsabilité, avec une RSE ancrée dans le réel, au plus près du terrain.
Cette évolution reste fidèle à une volonté qui nous guide depuis les premières étapes d’ACC : intégrer les principes de conduite responsable au cœur de notre stratégie d’entreprise, faire de la RSE un levier de performance durable et contribuer à la souveraineté industrielle européenne.
« Non, on ne repart pas de zéro : on clarifie, on renforce, on simplifie »
En quoi consiste cette nouvelle approche ? Est-ce une rupture avec les 4 piliers initiaux ?
Pas du tout. Les équipes ont travaillé pendant plusieurs mois — entretiens, ateliers, échanges avec les sites — pour faire évoluer la démarche sans renier ce qui a été construit depuis 2022.
« Nous avons d’abord défini quatre objectifs clairs, alignés avec notre ambition et notre mission, et cohérents avec tout ce que nous avons mis en place ces dernières années », explique Jean Mouro.
Ces quatre objectifs sont :
- offrir un environnement de travail sûr, respectueux et épanouissant,
- garantir la satisfaction de nos clients grâce à des solutions compétitives, innovantes et durables ;
- réduire notre empreinte environnementale, en particulier en matière d’empreinte carbone et de gestion responsable des ressources et des déchets ;
- assurer une chaine d’approvisionnement transparente et responsable.
À partir de ces objectifs, nous avons structuré notre démarche autour de trois nouveaux piliers, qui reflètent la maturité que l’entreprise a acquise tout en restant fidèles aux enjeux identifiés dès 2021 et complété depuis :
- Agir pour la communauté – un pilier centré sur toutes les personnes qui contribuent directement ou indirectement à notre activité : collaborateurs, fournisseurs, sous‑traitants et communautés locales. Il englobe la sécurité, le développement des compétences, l’équité, l’inclusion, le dialogue social et le respect des droits humains.
- Offrir des solutions innovantes et durables – il traduit notre engagement à proposer des solutions performantes, sûres et compétitives, au service de nos clients et de la transition vers une mobilité responsable. Il couvre la feuille de route technologique intégrant les critères RSE, des co‑développements avec nos clients, les achats responsables, la réduction de l’empreinte carbone et le développement de partenariats européens.
- Opérer nos sites industriels de manière durable - centré sur l’exploitation responsable de nos sites : production maîtrisée, meilleures pratiques environnementales et industrielles, gestion durable des ressources (énergie, eau, déchets) et prévention des risques.
Ce changement marque aussi une nouvelle étape : A travers les indicateurs de performance retenus, la RSE est désormais intégrée dans les contrats d’objectifs et les plans de performance des entités à plus forts enjeux RSE, et suivie régulièrement avec les excellence officers pour rester connectée aux enjeux du terrain. Collaboration initiée déjà en 2025 avec des pilotes à Nersac et BBD1.
« Une feuille de route concrète, opérationnelle, et suivie de près »
À quoi ressemble la nouvelle feuille de route RSE 2026–2028 ?
Elle décline les trois piliers en actions très concrètes : montée en compétences des opérateurs de la gigafactory, tant sous l’angle métiers qu’en matière de sécurité et d’environnement, réduction de l’empreinte carbone, performance QCDP de nos nouveaux produits, achats responsables, gestion durable des ressources, économies d’énergie, prévention des risques environnementaux…
« Une feuille de route n’a de valeur que si elle vit au quotidien »
Comment s’assurer que tout cela se déploie réellement ?
« Chaque axe prioritaire a un pilote identifié et un sponsor au niveau du top management », précise Jean Mouro. « Et nous avons mis en place un rendez-vous bimestriel avec les pilotes des piliers pour suivre l’avancement, partager les réalisations, analyser les indicateurs et lever les difficultés. »
L’objectif : faire de la RSE un levier de performance durable, partagé par toutes les équipes.
Notes de bas de page :
¹ Analyse de double matérialité : méthode issue de la directive européenne CSSRD sur le reporting de durabilité, qui identifie les sujets RSE les plus importants en évaluant à la fois leur impact financier sur l’entreprise et l’impact de l’entreprise sur la société et l’environnement.
² ISO 26000 : norme internationale qui fournit des lignes directrices pour intégrer la responsabilité sociétale dans la stratégie et les pratiques d’une organisation.